C’est quoi un VAE ?
Pour être plus exact, on doit parler de V.A.E.: “vélo à assistance électrique”. En effet, le moteur ne s’actionnera que si l’on pédale.
Cette assistance cessera au delà de 25 km/h.
Avantages : ne pouvant pas être considérés comme des vélomoteurs, pas besoin d’assurance spéciale (autre que la responsabilité civile, fortement conseillé pour tous les cyclistes), de carte grise, de casque, de permis, d’age minimum.
Ce sont des vélos!
Les composants sont :
Une batterie: c’est la réserve d’énergie. Elle se recharge à la maison;
Un moteur electrique : placé dans la roue avant, arriere, ou au niveau du pédalier
Un capteur de pédalage : il detecte la rotation du pedalier et parfois la force d’appui
Un controleur : En fonction des informations envoyées par le capteur de pédalage, il envoie le courant de la batterie au moteur.
Un indicateur, pour connaitre l’énergie restant dans la batterie.
L’intérêt de cette assistance est évident lors des démarrages, des ascensions, de trajets face au vent, mais aussi lorsque que l’on transporte un enfant. Avec cette assistance, on continue de pédaler, mais sans forcer ni peiner. Ceci est particulièrement intéressant en ville, où les démarrages sont nombreux, pour se rendre à son travail sans arriver en sueur, et permet aux personnes agées de continuer la pratique du vélo tout en continuant à faire du vélo, et ainsi à garder la forme.
Et cela de facon automatique. Il suffit d’allumer le systeme, et de se servir du velo electrique comme d’un velo normal. L’assistance se met en marche et s’arrete automatiquement.
En résumé, si vous aimez le vélo, mais pas les gros efforts, le vélo à assistance électrique est votre vélo !
En fait, après quelques jours passés avec un VAE, on est surpris de l’utiliser pour des trajets que l’on ne faisait pas en vélo. Comme il anéanti la notion de fatigue, il remplace bus, métro et voiture (ou moto) sur des trajets domestiques un peu trop longs pour être faits en vélo. Il permet d’ailleurs une vitesse moyenne un peu supérieure à celle du vélo (bien sur, ça dépend des individus…). Rappelons que c’est la fatigue et le faible rayon d’action du vélo, plutôt que la faible différence de vitesse moyenne, en ville, entre vélo (14 km/h) et voiture (20 km/h), qui fait choisir la voiture. Avec le VAE, la donne est renversée.
Bien que l’intérêt urbain du VAE soit évident, le week-end venu, nous avons utilisé le VAE pour des ballades sur petites routes. On se laisse glisser dans la campagne, en silence. On recommencera.
La batterie permet une autonomie de 20 à 70 km, en fonction des vélos et des trajets, et se recharge en quelques heures pour un coût annuel de quelques euros (10 cents la recharge, 0,5 kwatt/h). Une clef de contact suffit à mettre le système en fonction. Le moteur est commandé automatiquement par l’action de pédalage. Donc, généralement, pas de bouton ou de poignée d’accélérateur. L’assistance varie automatiquement en fonction de la vitesse, très importante pour les démarrages, puis moins importante une fois le vélo lancé, allant jusqu’à disparaitre quand la vitesse atteint et dépasse 25km/h.
L’autonomie se mesure en kilomètres parcourus. Comme pour les consommations automobiles, les autonomies annoncées sont “théoriques”. Elles dépendent du poids embarqué, du sens du vent, de relief, du nombre d’arrêts… Certains vae ont, en plus du mode normal, un mode d’assistance “économique”: l’assistance est moins présente. Ce mode ne nous a généralement pas convaincu. L’assistance en mode normal est généralement de l’ordre de 50% (le moteur pédale autant que le cycliste), mais parfois de 100% (on pédale dans le vide). ” Cyclurba.fr
Cette vidéo a été en partie tournée dans le col de la bonette : le col le plus haut d’Europe et étape mythique du tour de France.
On ne rigole pas avec l’énergie électrique!
